Aika : caractère manuscrit
Mon écriture manuscrite transformée en caractère typographique, chassée comme une police de labeur et publiée gratuitement sous licence Open Font via Fontesk.

Le brief
Aika, c’est mon écriture manuscrite transformée en caractère typographique. Pas de client, pas de brief, juste le soupçon que ce que je griffonne sur du papier tous les jours pourrait servir à quelque chose si j’arrêtais de le traiter comme un accident.
Ce que j’ai fait
Le difficile, dans une police manuscrite, ce n’est pas de la dessiner. C’est de décider quelle part du désordre on garde. Numérisez votre écriture honnêtement et vous obtenez quelque chose d’incomposable : les lettres se cognent, la ligne de base part en vadrouille, et le même caractère varie d’une façon qui se lit comme une faute plutôt que comme une main. Nettoyez tout et vous obtenez une linéale neutre déguisée en écriture.
J’ai donc gardé l’inclinaison et les terminaisons de trait inégales, et jeté les incohérences qui n’existaient que parce que j’avais le poignet fatigué. Ensuite je l’ai chassée comme on chasse une police de labeur, serré et régulier, pour que les mots tiennent ensemble aux petits corps au lieu de se disperser comme le fait une écriture scannée.
Je l’ai publiée gratuitement sous licence Open Font via Fontesk. La facturer me paraissait bizarre. C’est mon écriture, le coût marginal d’une personne de plus qui la possède est nul, et une police gratuite est une police utilisée, ce qui est la seule façon de découvrir où elle casse.




